09 août 2006

Chroniques d'une rupture annoncée (démonstration scientifique)

bactosJe commence ce post avec une révélation: je pense qu'on peut crever d'amour. Si, Si. 

Même qu'on se concentre très fort pour ne pas trop crever, on fait des listes avec tous les défauts du bourreau, qu'il reviendra si ceci ou cela, que s'il est revenu avec son ex, ça ne durera pas entre eux, et donc il reviendra, et que si, que si, que si…

Tout ça pour tenir plus au moins le coup toute la journée.

Mais comment faut il s'y prendre à part comme ça?

On peut déjà repenser très fort à cette photo où il est horrible et se dire que dans la vie il devait être comme ça. Genre joli en surface, mais un alien dégoulinant à l'intérieur.

Mais, faut dire ce qui est, ça ne marche quand même pas très bien.

Alors on pensera aisément qu'il faut juste du temps, que c'est le seul remède, et en attendant, de souffrir tellement fort qu'on s'en ferait péter les veines, et même ça nous arrangerait si elles pétaient, car, que faire en ce bas monde puisqu'il était devenu notre raison de vivre, hein? On avait oublié tout, de travailler alors qu'on est en plein boum au boulot et que notre chef n'en peut plus de nous mettre la pression, on avait même oublié que c'était le dernier jour des soldes (non quand même pas, j'abuse là) et finalement on atteint le moment où ce n'est juste plus possible de souffrir autant.

Alors comme en réaction à un allergène ou une bactérie ou un quelconque pathogène, et croyez moi, j'en connais un rayon, ben le corps, voyez vous, il réagit. La première réaction, c'est la reconnaissance de l'intrus comme pathogène nuisible (on se rends compte qu'il en a rien à secouer de nous, que c'est un menteur doublé d'un lâche, qu'il tente depuis le début d'attirer notre miséricorde en nous expliquant que c'est parce qu'il est malheureux qu'il ne nous a pas donné signe de vie pendant quinze jours, n'a répondu à aucun de nos messages etc etc..). Ensuite le corps commence à réagir (on se remet a manger et on fume un peu moins), il chauffe (fièvre: on s'énerve, la période de colère commence, grand bien nous fasse), il met tout le système immunitaire en route pour débuter la protection (on change de numéro, on dit à tout vent (en espérant que ça arrive à ses oreilles) qu'on a trouvé LA perle rare, un mec génial, intelligent, beau et qui nous a-do-re, on se met au yoga, se passe en boucle les bridget et les bronzés, on l'insulte avec des copines qui donnent encore d'elle même pour prêter attention à notre énième déboire amoureux, on sort). Et puis, l'organisme détruit progressivement les germes (on découpe toutes les photos où il affiche son abominable sourire (de traître), on éteint son téléphone portable plus d'une heure d'affilée (ça nous coûte mais on le fait), on range le campement autour dudit téléphone, on se saoûle parce que l'alcool c'est quand même un bon désinfectant) jusqu'à l'éradication complète du virus hautement toxique (on efface enfin son numéro de téléphone, on supprime son compte MSN, détruit tout ce qui reste de lui dans son appartement ou sur son ordinateur, et on écrit un pamphlet remarquable sur son blog).

Voilà, moi j'ai encore un peu la fièvre, mais la destruction est bien amorcée.

Posté par CherryOnTheCake à 11:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Chroniques d'une rupture annoncée (démonstration scientifique)

    c'est magnifique.
    tu as bien du courage et tu relates ça à merveille.
    On sent la douleur à travers tes mots que tu noies dans l'humour.
    Tu es forte, chapeau bas.

    Posté par allumette, 08 mars 2007 à 11:40 | | Répondre
  • Helas j'aimerais l'être encore plus!!!
    Ah oui j'aimerais bien être très forte, mais ch'le suis pas plus qu'une autre..
    Merci pour ton très joli commentaire en tout cas, On a tous besoin d'une petite Allumette (on allume des grand feux avec!)(et aussi des barbecues, miam)

    Posté par CherryOnTheCake, 11 mars 2007 à 17:20 | | Répondre
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