31 octobre 2006
Please do smoke in the lavatory
Depuis quelques temps, je me tiens silencieuse quand j'entends parler de la cigarette et son interdiction. Mais ceux que j'entends le plus souvent en parler sont les non-fumeurs. Et les fumeurs, j'ai l'impression qu’il ne la ramènent pas trop. Du moins ceux que je connais.
Et mon côté jeune et fougueuse prends le dessus, c'est plus fort que moi, je vais l'ouvrir, attention chéri ça va trancher.
Bon ok je le fais sur mon blog, parce que comme ça je ne prends pas trop de risques, je peux pas prendre un gnon.
Alors voilà le fond de ma pensée...
Arrêtez les non-fumeurs d'emmerder les fumeur-euh!
Non mais c'est vrai quoi, et la liberté? Je suis à deux doigts de sortir un couplet sur la révolution de 1789.
La liberté des uns, me direz vous, très justement d’ailleurs, s'arrête là où commence celle des autres.
Ok, mais dans cette citation il y a « chacun » et « autres ». Donc on est au moins deux dans l'affaire.
Ok. Il y a donc la liberté de l'un (du non fumeur dans un restaurant) et, grand dieu, n'oubliez pas, il y a celle de l'autre, du fumeur dans le même restaurant!
Evidement, les non-fumeurs subissent les affres de la fumée nocive et mortelle des fumeurs, mais pourquoi ne pas avoir de temps en temps un peu d'égard et laisser entrer en soi l'idée que peut être des zones fumeurs, isolées, ventilées, serait un bienfait pour ceux dont la liberté conduit à se faire plaisir en grillant une cigarette ou combler le manque qu'induit fatalement cette drogue?
Donc pourquoi être toujours véhément dans des discussions vaines, où l'on sait que de toute façon la loi passera, et qu'on ne peut pas rajouter une petite ligne de-ci delà, pour compléter afin que la citation ci dessus soit un tant soit peu respecté.
Pourquoi dans ces discussions, toujours se mettre le sang en ébullition et jeter à la face des fumeurs que c'est tant mieux pour eux, qu'il n'avaient qu'à pas commencer, qu'ils n'ont strictement aucune circonstances atténuantes; j’ai l’impression que c’est juste une occasion de se défouler gratuitement, un acte de domination sur ses congénères qui se sentent déjà bien exclu et honteux.
Je me demande où est passé l'amour de l'autre.
Je me demande où est passé la réflexion quand j'entends recracher des phrases venimeuses, balancées avec impudence quand la loi est derrière eux pour les autoriser à mettre les fumeurs en porte à faux.
Je crois que je suis un tout petit peu en colère.
Excusez moi, mais je suis un monstre de respect, je respecte les autres comme vous n'imaginez même pas, je suis tournée vers mon prochain plus que de raison, et je suis tournée vers les non fumeurs pour les protéger, mais juste un tout peu de respect dans l’autre sens, c’est tout ce que je demande.
Je me sens oppressée par les plateformes anxiogènes (Vous allez souffrir si vous vous coupez le doigt, mais heureusement hansaplast est là, ou baume kamol au choix, vous allez droit dans une caisse en sapin car votre alimentation ne contient pas assez d'oméga 3 pensez à l'huile BIP enrichie en oméga 3, les femmes au delà de 50ans ont une structure osseuse qui se dégénère, heureusement, les yaourts MACHIN sont là pour vous garantir une teneur maximum en vitamine Z (oui celle là elle permet de devenir immortel je pense) etc etc) .
Je suis pour un peu plus d'humanité et de respect de chacun, et je sais aussi que souvent, les fumeurs sont désagréables, impolis, sans-gêne. Mais souvent ils ne le sont pas.
Ceux que vous remarquez, ils sont exactement comme les non fumeurs impolis, sans-gêne ou désagréable que je croise tout les jours.
Pitié ne mettez pas tout le monde dans le même sac...
Je suis triste maintenant, parce que je sais que ce billet ne sert à rien, c'est vain.
26 octobre 2006
Quand le gros chat lé pas là...
Ouh la la, je suis vilaine, j'écris depuis mon travail. C'est mal, c'est mal, c'est mal! Mais j'aime bien! j'ai l'impression de braver les interdictions, de voler des bonbons à la boulangère, d'être une espionne qui pirate un ordinateur d'un centre de recherche pour ses propres fins, gnark gnark, bon, même si c'est mon ordinateur, et que je pirate personne, mais j'y crois, j'y crois! Ra ra! si mon chef savait ce que je suis en train de faire! ah ah!
18 octobre 2006
Pas de milice anti chouinage, zou! j'en profite...
Et pourquoi que je ne pourrais pas chouiner un peu?
Après tout c'est mon blog, et je fais que-ce-que-je-veux, et si j'ai envie d'y chouiner pendant de longues heures, ça me regarde. Alors allons-y, chouinons gaiement. Ah ben oui, il ne s'agit pas de pleurnicher non, non, mais plutôt d'énumérer toutes les vilainies qui arrivent quotidiennement et qui entachent notre bonne humeur. Ici, c'est un peu mon pressing à moi voyez vous, j'ôte les tâches, je lave gaiement mon linge sale en public (qui a dit que ça ne se faisait pas?). (Ca me fait penser que j'aurais dû appeler ce lieu 5àSec)(et pas 5à7 l'heure bénite de l'apéro)(Vous, de suite)(Ah! pour parler lessive il n'y a plus personne, par contre pour parler apéritif, là, y a du monde hein)
Alors de bien grands malheurs m'arrivent. Déjà je suis fauchée. Enfin je l'étais, je m'étais refaite par les bonnes grâces d'un tiers, puis voilà que l'air de rien, comme ça, un matin, le facteur, relayé par la concierge (je savais qu'elle n'était pas digne de confiance), me dépose une petite lettre avec un petit sigle que je n'aime pas beaucoup généralement, et qui me demande de rendre illico mon argent. Je l'appellerai T.P. (une frite si vous trouvez). Je me dis qu'il rêve, et qu'il est hors de question que j'obéisse. Moi j'obéi qu'à mes parents (ou presque), ou à mon chef (et encore, faut voir). En fait, j'obéi pas du tout. Mais là où mon malheur pointa le bout de son nez, c'est quand on m'a dit que je n’avais pas le choix, et que si j'attendais ça serait plus cher. Alors ma question, est ce que si je repousse éternellement, le prix va monter sans cesse? Si oui, ben je peux faire ça jusqu'au trépas non? Comme ça je ne lègue jamais mon pécule.
Ayé problème numéro 1: réglé.
Deuxième bonne raison de chouiner: J'ai mal au cou. Parce qu'un idiot m'a embouti ma voiture (il a eu peur que celui qui le précédait ne voit pas le feu rouge. Rue Gay Lussac, dans Paris, c'est une autoroute, c'est bien connu, donc sa crainte était fondée, celui qui le précédait était au moins en première) et ça m'a secoué comme une bouteille d'Orangina, qui a failli y laisser sa capsule. Et bien que celle ci soit encore accrochée au reste de la bouteille, en période de stress, ce qui est le cas à cause de T.P., ben ça fait mal.
Troisième raison de chouiner: je ne dors pas. Et je me rends tout à fait compte que si on dort, ben c'est qu'y a une raison, valable. Ca évite par exemple de piquer du nez partout et tout le temps (essayez un peu de dormir dans un ascenseur le temps que celui ci monte au 6ème étage, faut être rapide, et super entrainé). Et aussi ça évite d'être possédé. Je m'explique. Morte de fatigue, je me rends à mon cours de sculpture. Le sculpteur, toujours aussi bourru que d'habitude, m'accorde un acte d'affection et de tendresse qui consiste à me mettre la main sur la nuque, serrer mon cou avec ses gros doigts plein de terre (à ce moment précis, je souffre le martyre mais je dis rien car il me fait peur et il est bien plus grand que moi, s'il m'en collait une, on ne sait jamais). Bref la dessus, je me mets devant le modèle, entre elle et moi, perplexe quant à son sort: mon bloc d'argile. Je me vide la tête pendant une heure, m'agitant autour de mon poste, et puis vient l'heure de la pause. A ce moment précis, se réveille l'esprit qui me possède. Je me rends sur le lieu béni de la pause, et là, le silence cérémonial qui accompagne ces cinq minutes de répits (où on est tous très intéressé par chaque détail de nos chaussures, ou de nos ongles, ou du bâtiment d'en face (une usine désaffectée)) est rompu par la voix du très joli garçon que j'avais remarqué au cours d'avant.
Toute en joie de pouvoir le regarder à mon aise pendant qu'il me parlait, je réalise que je ne l'écoutais pas, et qu'après l'avoir fait répété je ne comprenais pas le sens de sa phrase. S'en suit alors une misérable discussion de sourds, écoutée passionnément par nos collègues muets (mais trop heureux de pouvoir regarder autre chose que leur semelle). Je lui parle (en essayant de toutes mes forces d'avoir l'air intelligente) mais réalise que je ne comprend rien de ce que je lui dit, que mes phrases ne reflètent absolument pas ma pensée, que ma bouche parle toute seule, que mon cerveau est paniqué, que mes joues sont roses fluo, que j’ai chaud, et quasiment la nausée.
Et lui, jeune homme plein de compassion, fait ce qu'il peut pour donner le change, et trouve même une réplique que je défie quiconque de trouver quand quelqu'un vous dit: "Vaut mieux avoir d'abord le concept de la sculpture avant celui des habits" (pas la peine de citer les phrases échangées avant, elle ne sont d'aucune utilité), lui, a répondu après quelques secondes d’effort visible: "eeeeeuh, oui...c'est sûr". Faut avoir du cran pour dire ça.
Après être de nouveau rentré dans la salle, et après lui avoir bafouillé des excuses pour cette discussion de sourds, pour mon cerveau laissé chez moi en partant, je me suis dit "Bridget! Sort de mon corps qui n'est pas le tien!"
Voilà, je suis possédée par l'esprit de Bridget Jones.
Mais tout est bien qui fini bien, il a du trouver ça mignon que je sois aussi stupide (la stupidité ferait elle des ravages? A bas Kant, Einstein, et les autres que je ne connais pas) puisqu'il m'a rattrapé en partant pour continuer de me parler...et cette fois, j'ai dit un peu moins de conneries.
Post-Scriptum :
Bon ok ok.. J’en ai quand même sortie une belle. Par fierté, je me l’étais gardée pour me morfondre au fond de mon lit.. Mais on m'a rappelé à l'ordre.
La situation :
J’étais partie depuis deux minutes, marchant allègrement (vers un salut improbable) et balançant dans ma main un sac plastique contenant des bananes (un bon sculpteur a toujours des bananes sur lui, alors autant en avoir, on ne sait jamais).
L’action :
Soudain, il m’a rattrapé (il était en vélo, le bougre, et ca va vite un vélo). Quand il est arrivé à mon niveau, il m’a parlé et j’ai sursauté.
Alors il m’a dit :
« J’ai eu bien cru que tu allais me balancer tes bananes dans la figure ! »
La honte :
Je lui ai demandé d’un air ahuri :
« Mais quelles bananes ??? ».
Il lui de répondre, passablement exaspéré :
« Ben celles que tu as dans la main.. »
Mais pourquoi pourquoi pourquoi suis-je aussi gourde ?! hein ?!
Bilan : Au cours suivant (hier donc) je n’ai pas ouvert la bouche.. J'attends des jours meilleurs.
08 octobre 2006
Voyage au pays de la loose
Chui partie en vacances, dans un pays qui s'appelle La Loose. Alors, c'est un endroit merveilleux, où on passe d'agréables vacances.
On mange particulièrement bien en Loose, et généralement avec un bout de salade entre les dents toute une soirée en face de Georges, qui n'habite pas la Loose lui, et qui se demande quand est ce qu'il va nous le dire, pour la salade. Boh demain. (Merci Georges vraiment).
En loose, on fait des supers trucs sympa, des concerts, des fêtes super hype, sauf qu'on n'est pas invitée. Bah non, sinon, on ne serait pas en Loose.
Alors après, en Loose, souvent il pleut, et bien entendu on n'a jamais de parapluie, et on fait des entrées fracassantes aux rares soirées où on s'est incrustée par la ruse, les cheveux collés sur le front, le mascara dégoulinant, une lentille de perdue dans la noyade, et un concours de tee shirt mouillés mais où on est la seule participante, devant l'assemblée d'invités déjà présent, qui brillent par un silence navré. En loose, y a internet, avec des supers connections ultra mega haut débit, bon, sauf que nous, on se fait pirater par un sauvage qui, non seulement, nous colle des procès parce qu'il télécharge des vidéos porno, mais qui en plus nous empêche de nous connecter. Ben oui, à y être, autant qu'il soit le seul usufruitier de la ligne.
Aussi, en Loose, y a pleins de mecs super beaux, mais attention, y a que des très belles filles, sauf nous. Ben oui hein. Non mais attendez on ne parle pas d'un pays qui fait les choses à moitié !
Comme je disais à une amie, la loose, c'est un peu comme un autoroute où on trouverait jamais de bretelle de sortie. Après, on peut mettre la loose à toutes les sauces. Par exemple, y a le festival de la loose (bien sûr je le préside, désolée les filles, et c'est pas à Cannes hélas, mais bien à Bitche en Moselle), y a, dans certaines régions, la loose tropicale (plus forte qu'un cyclone et pas de plan ORSEC pour nous en protéger, non, non, moi j'ai juste un K-way marron Galbani), la loose est un plat qui se mange froid (y a pas de médicament contre l'indigestion), trop de loose ne tue absolument pas la loose (ah non, non, tu peux y aller), to loose or not to loose, moi j'ai fais mon choix (et visiblement c'est pas le bon), loose angeles (un espèce de mauvais Beverly Hills 90210 où Donna à côté de moi serait une reine de beauté, qui piquerait Brandon à Kelly, et serait la star du lycée et moi je serais pire qu'Andréa la première de la classe secrètement amoureuse de Brandon)
Dieu merci, je suis rentrée de vacances aujourd'hui!
