23 juin 2007

Au pays de la loose, il y a des murs. Définitivement.

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Parfois il arrive que nous nous retrouvions face à un mur.

La plupart du temps, c’est le mur de la douane du pays de la loose, puisque c’est la première chose qu’on fait en arrivant dans ce joli pays : se retrouver face à un mur.

Alors ce mur, il est un peu spécial.

D’abord il est aussi grand que peut l’être la bêtise humaine, qui en est sa fondation, puis sa charpente est définitivement faite d'indifférence, et il est bétonné avec de l’incompréhension. Il porte fièrement l’écriteau du désespoir annoncé à tous ceux qui se trouveraient en face. Le mur est couvert de peinture fraîche, toujours fraîche, de sorte que son odeur donne la nausée au voyageur perdu. Mais on s’habitue à la nausée.

Une fois adapté donc, on regarde le mur et on y voit le fameux écriteau. On se dit, que nenni, je ne suis pas désespéré, je m’en vais de ce pas lui mettre un coup de gourdin dans sa charpente. Aïe. Ben non fallait pas, car si on met un coup de gourdin, normalement le mur de la loose nous en renvois trois. Voire quatre en fonction de votre statut en loose (stagiaire, professionnel, citoyen, VIP).

Bien. Donc viens l’heure où on réfléchi... Comment passer outre cette construction diabolique, derrière laquelle, plein de trésors merveilleux nous attendent, quoiqu’on n’en soit pas tout à fait sûr... Mais voilà, voilà toute la fourberie de l’affaire, on se dit que si il y a un mur, il doit cacher de bien grandes choses. Et pourtant, c’est loin d’être le cas. Souvent on cache derrière un mur des petites choses dégoûtantes, comme de l’infortune innée, de l’incapacité à agir, de la peur, de la méchanceté ou parfois de la malhonnêteté.

Personnellement, je me confronte à un mur depuis quelques jours. J’ai pu découvrir que celui-ci, quelque soient mes feintes, se retrouve toujours devant moi. Il est là et ne semble pas avoir jusqu’à présent voulu être galant et me laisser passer, avec une révérence si possible.

Laisser tomber. Ben oui, ben oui, je sais, va bien falloir.

Mais pourtant, il semble qu’il me soit possible de franchir ce mur dans quelques jours. Ben vous savez quoi, le mur désespérant, agaçant, a perdu de sa saveur, et finalement, quoiqu’il y ait derrière je ne le ferai pas tomber. Parce que face à un mur, on s’use drôlement vite.

Avis aux amateurs, la prochaine fois que je vois un mur, je le tagge.

Posté par CherryOnTheCake à 18:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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