31 août 2007
Je divague et vous avez l'honneur d'en subir les conséquences
Lettre à un inconnu.
Inconnu à la peau laiteuse.. Ah ne vous y trompez pas, je ne parle pas du prince charmant puisqu'après d'intenses réflexions avec une amie, nous sommes arrivées à la conclusion que je celui n'est plus, feu le prince donc, et que sa dépouille git dans le formol au muséum d'histoire naturelle et que c'est cette salope d'Eve qui se l'est tapée. Non, Inconnu, je sais que tu n'es pas le prince charmant. Car dans la mythologie, celui-ci est parfait, et, Inconnu, tu ne l'es pas; Dieu t'en garde, du reste.
Voyez vous cette lettre est pour un inconnu. J'imagine assez bien qu'il pourrait émettre des doutes sur ma valeur ajoutée : par exemple, si Inconnu tu es littéraire jusqu’au bout des ongles, alors tu douteras certainement de mon aptitude à aligner plusieurs mots pour en faire une phrase qui se tienne, avoir des pensées plus intéressantes que les encarts dans Pif et Hercule, puis aussi d'être capable de t'aimer à toi, bref, il me semble que tu as misé sur moi tout en te disant que sans doute je ne serais pas à la hauteur. J'ai bien l'impression, c'est vrai, que, Inconnu, tu échelonnes les gens, que tu pourrais bien être atteins de snobisme, aussi parce que tu t'en défends, et tu sais, souvent, ça, c'est louche. En tout cas, si vraiment tu as dans l'idée de me mettre un jour, comme un dimanche, à l'épreuve, et que j'ai le malheur pour toi de m'en rendre compte, la première chose que je ferais sera de te remettre à ta place, ou bien de paraître encore plus stupide que tu pourrais l'imaginer, pour surtout être sûre que tu n'obtiennes rien de moi qui puisse te permettre de me connaître, car j'ai une estime de moi-même si grande que je n'admettrais jamais qu'on puisse me dénigrer pour finalement être surpris par une valeur que je pourrais prendre à tes yeux stupéfiés, finalement. Non, moi il faut m'aimer tout de suite ou jamais. Il faut me voir telle que je suis sans se tromper, une erreur sur mon sujet est impardonnable et je ne sais pas pourquoi je suis aussi dure, mais c’est ainsi, et peut être avec l’âge je m’adoucirai.
Je suis prétentieuse, je le sais, mais tu vois, j'ai tellement été seule, que je me suis gardée moi-même comme un petit trésor dont j'étais la seule à profiter puisque les autres semblaient n'y voir qu'une enfant ou adulte écervelée et éparpillée, bref sans aucun sens.
Peut être je n'ai pas de sens, mais peut être que rien n'a de sens, ni la vie, ni les lois, ni la science si exacte.
Peut être que je n'ai pas de cohérence, que mon moi-même n'est qu'un amalgame des environnements dans lesquels j'ai baigné, des gens dont j'ai toujours pris certains de leurs côtés comme une plus value à mon trésor, des idées que j'ai sur les choses et qui sont contradictoires entres elles, que je suis faite des contradictions qu'on a imprimé en moi, en m'aimant mais en me faisant du mal, en ne m'aimant pas mais pourtant en me donnant milles choses que j'ai en moi mais qui ne résonnent pas avec ce que je suis au fond.
Peut être je suis un mélange incohérent mais j'emmerde profondément quiconque qui pensera que je suis cela et que c'est absurde, mais comme disait l'autre, l'absurdité c'est quelque chose qui n'est pas conforme à sa propre réalité et je n'ai pas envie d'être conforme à la réalité triste de la plupart des gens que je croise. Peut être donc qu'effectivement j'ai des Helen Fielding sur mes étagères, que Harry Potter 4 fait la guerre aux Lettres à Miléna, mais vois-tu, Inconnu, cette guerre m'amuse et donne à mes étagères quelque chose qui me réjouit profondément.
Libre donc à toi de venir vers moi confiant, en misant sur moi la même chose que ce que je suis prête à mettre sur le tapis, c'est-à-dire à peu près tout, puisque tu vois, malgré le chemin chaotique sur lequel je me suis bien abîmée, je crois toujours que tout reste possible.
Pour te plaire, ou pour avoir un peu de toi que j'ai hâte de voir, j'ai acheté plein de livres, dont un Proust, puisqu’il me semble que tu aimes Proust.
Alors j'ai acheté Du côté de chez Swann. J'ai avalé les trente première pages et je comprends qu'il ait pu être encensé, adoré, et placé dans la catégorie ultra selecte des chefs d'œuvres phares d'un siècle tout entier.
J'ai aussi commencé La contrebasse de Suskind, pour comprendre et avoir une parcelle de mon ami Philippe, qui aime beaucoup ce monologue.
J'ai dévoré toute la nuit Le parfum, du même auteur, en réalisant qu'il s'agissait de l'histoire d'un sombre meurtrier fou j'ai bien failli arrêter la lecture, car j'ai l'âme fragile et je rentre si fortement dans les histoires, qu'ensuite elles viennent longtemps me perturber, jusqu'à se mêler à ma réalité, qui n'en est donc plus une; mais Grenouille est talentueux et c'est formidable à lire, donc je continue, et reste désarmée face à mon appétit de lire qui me laisse à 2h du matin pleine de remords, car voyant l'heure si tardive je sais que je ne serais pas en mesure de me lever de bonne heure le lendemain pour travailler, puisque je n'ai pas de volonté pour lutter contre les bonnes choses, même si je risque les foudres de nombreuses personnes, notamment un jury de thèse qui me demandera ce que j'ai bien pu faire des journées précédentes, certainement pas travailler au vu de la mauvaise qualité des réponses que je donne à leurs questions.
Dans ma réalité, je leur raconterais Grenouille, les particules d'odeur, je leur raconterais les parfums et alors ils seraient captivés et s'excuseraient de leur remontrance stupide, due simplement à leur ignorance, qu'un tel roman pouvait exister, et moi de leur promettre de leur faire parvenir un exemplaire au plus tôt.
Tu vois, aussi, je sais que ma manière d'écrire est médiocre, que mes phrases ne sont pas harmonieuses, que tu serais certainement dépité en les lisant, que j'ai l'air d'utiliser des mots compliqués pour essayer de te prouver que je ne suis pas ignare, alors que simplement imaginer que je puisse moi aussi aimer fort les mots te semble impossible.
J'écris peu, je lis peu. Du coup je fais des fautes.
Je n'ai pas de mémoire pour les dates et les gens qui ont fait l'histoire du monde, j'aime pourtant l'Histoire, mais je ne me souviens pas toujours de ce que j'apprends, car aussitôt après que j’en ai acquis la connaissance, je vois de nouvelles choses, et je délaisse alors ce que je connais déjà.
Sans doute, une chose que tu sais faire, et moi pas, c'est tirer un plaisir personnel à la lecture. Je suis passive par rapport aux livres, c'est eux qui viennent me peupler et qui font ce que bon leur semble en mon intérieur, et qui en partent quand ils sont vivement poussés en dehors par les nouveaux arrivant. Je suis donc au spectacle, la scène c'est ce que je vois les yeux fermés ou quand je ne vois plus ce qui m'entoure, quand les images procurées par les livres viennent effacer ce qui se trouve autour de moi, et ce spectacle me ravie mais n'est que de courte durée, puisqu'aussitôt le rideau baissé il se rouvre et ne me laisse pas le temps de la réflexion sur le dernier acte par exemple. Les jours ne sont pas assez long et la vie de même, et comme je préfère les images aux sons et aux mots, je préfère peindre, regarder des films, des peintures. Tu vois j'aime les images, comme les enfants. Je ne suis pas grand-chose, et je m'éteindrai un jour et le monde s'en remettra largement mais en attendant je coule des jours paisibles, je fais en sorte que mes journées soient agréables, empreintes de la magie que je veux bien imaginer dans toutes choses, que mes journées me satisfassent, qu'elles m'apportent du temps pour répondre aux questions que je me pose, réponses qui ne serviront qu'à moi-même et qu'à apprécier encore plus mon existence, qui prend un sens dans la mesure où je comprends ce et ceux qui m'entourent. Quand on comprend sans doute on est rassuré car tout reste bien cohérent, et que rien ne nous échappe. Je ne sais pas. Peut être il ne vaut mieux pas répondre à toutes les interrogations, comme cette dernière car au final on se retrouve en désagréable position.
31 juillet 2007
Un train peut en cacher un autre
Hey,
Bien bien bien.
Avis à ceux qui ne croient plus à l'innatendu.
Il arrive sans qu'on s'y attende (oh ça va hein)
Prennez cette photo par exemple. C'était un dimanche matin d'automne, quelque part à Manhattan, je me promenais sur un marché. En passant devant un étalage, je remarque les couleurs rouge rouge rouge (figure d'insistance faite expres, je me la raconte)(même si je sais pas si figure d'insistance existe)(bref) des piments et la femme derrière le stand, une fan des sixties je pense, ex woodstockienne selon mon imagination. Je dégaine donc feu mon appareil photo, et prends la scène.
Regardez ce qui s'est glissé sur la photo... Une formidable belle dame habillée en rouge rouge rouge.
Non seulement j'ai trouvé que la photo était vraiment belle (hu hu hu) mais surtout je viens de réaliser que parfois, vient l'innatendu. Et qu'on sait que la vie est belle mais terriblement dure, que peut être on n'aura pas se fichu examen, peut être si on fait des projets ceux ci n'arriveront pas à se realiser, que peut être l'enfant qu'on essaie de faire tarde à venir, on sait que quand même on est heureux avec ce qu'on a, ou on essai de l'être. Mais on oubli trop souvent que l'innatendu fait des miracles. Il vient je le jure, et plusieurs fois dans une seule vie. On l'oubli parce qu'on ne le maitrise pas, donc on n'en tient pas compte. Mais qu'il est bon de penser qu'il reviendra apporter un lot de merveilles, un vrai trésor sur lequel on ne comptait pas.
13 juillet 2007
Sans titre
Parfois, on a besoin d’aide.
Un coup de main.
Pour les autres, ça n’a l’air de rien. Mais bon sang, un coup de pouce peut avoir tellement de répercussions…
Je cherche un neurologue…
Et je n’en trouve pas qui accepte de prendre un rendez vous avant le mois de novembre.
On ne sait jamais peut être que vous connaitriez quelqu’un… ?
Car c’est bien triste à dire, mais dans le milieu hospitalier, si on est envoyé par quelqu’un on peut avoir un rendez vous plus vite, avec un chef de service et pas un interne qui a deux ans d’expérience, et parfois (je ravale le mot « souvent » et pourtant c’est bien au mot souvent que je pense), met de la mauvaise volonté…
Personnellement, je suis allée 21 fois aux urgences, en dix jours.
J’étais dans un état critique, enchaînée par des douleurs violentes, j’avais un épanchement dans le ventre, et accessoirement j’étais enceinte. Les internes m’ont malmené. Jusqu’à la goutte d’eau, une nuit, je suis partie aux urgences, j’avais trop mal. L’interne, qui ne trouvait pas mon ovaire droite, pas plus que l’épanchement (qui était pourtant bien là le lendemain, tout comme l'ovaire droite), m’a avoué d’un air enjoué ceci : « oh vous savez, moi, je ne suis pas une star de l’échographie »… Aux urgences de la meilleure maternité de France, ça fait mal d’entendre ça. Et comme à chaque fois jusqu’à mon IVG, je suis rentrée chez moi, sans médicament, avec mes douleurs intactes, et le sentiment qu’on allait donc me laisser mourir, que j’étais face à un mur, et qu’aucun médecin ne prendrait le temps de se pencher sur mon cas, afin de me soigner. Ce n’était pas qu’un sentiment, puisqu’on ne m’a pas soigné, à l’hôpital, aucun médecin ayant plus de trois ans d’expérience n’a regardé mes résultats. J’ai donc abrégé mes souffrances en abrégeant la division cellulaire de l’embryon.
A ce jour, de nouveau, je suis confrontée à l’hôpital, et je tremble à l’idée que cette personne chère à mon cœur, qui a besoin d’un neurologue, ne soit pas soignée, comme je ne l’ai pas été.
02 juillet 2007
On n'a pas toujours exactement ce que l'on veut. Saint Cherry priez pour nous.
Depuis fort longtemps, Cherry est croyante.
Elle croit très fort en quelques saints, de son choix.
Celui qui passe de longues nuits à écouter ses doléances, et à réaliser ses voeux, c'est Saint Cherry, en personne. Ben oui il se sent concerné par son homonyme, c'est normal.
Saint Cherry essaie toujours de calmer Cherry, et de la ramener à la raison.
Mais Cherry insiste..
Trouve des arguments chocs.
Et insiste...
Elle veut qu'un Brad Pitt en chair et en os se matérialise dans sa chambre. Et y reste. Et soit plutôt conciliant.
Saint Cherry, exaspéré, au bout de longues heures de discussion, épuisé, tombant de sommeil, finit par réaliser le souhait de Cherry.
Elle a vraiment beaucoup de chance.
Manifestation
Depuis qu'elle est petite, Cherry milite.
Elle a des opinions politiques très marquées.
Quand a eu lieu la dernière élection présidentielle, Cherry fut très déçue.
Sa réaction ne se fit pas attendre.
Elle prit les choses en main, et descendit dans la rue, manifester.
Ce fut violent, mais Cherry, elle est comme ça, elle fait pas les choses à motié, et elle crie haut et fort ses opinions.
30 juin 2007
Les petits riens qui font tout - Chez Colette
Parfois, il arrive qu'on soit perdues, qu'on erre lamentablement dans les rues, ne sachant pas où se donner, écumant les cafés où l'on commande un express, un café fumant pour se poser, regarder les gens autour de soi, espérer qu'en les voyant vivre, discuter, bouger, on verra plus clair dans notre vie, et au moins dans cette journée qui n'en finit pas, et qu'on ne sait pas combler.
Alors quand on habite Paris, il y a une solution, ce n'est pas grand chose, et pourtant..
Quand on va chez Colette Loyer, on entre, un peu pour rien, on a une vague idée que d'acheter un livre pourrait nous aider, nous occuper.
Chez Colette, c'est tout petit, y a des livres mais tant que ça, non, il n'y a que ses préférés, étalés sur des tables, et au mur des rayons.
Elle dit qu'il y a toujours deux types de clients, ceux qui viennent avec une idée précise en tête, et ceux qui ont envie de découvrir des choses. Des découvertes, c'est un peu ce qui manque dans ces journées où on ne sait pas où aller.
De répondre qu'on à envie de découvrir des choses illumine Colette, qui, dans un enthousiasme contenu, commence à parler de SES livres. Parfois elle connaît même les premières lignes, qu'elle nous dit avec une émotion tangible, et virevolte, et sa main prends un livre, puis un autre, puis elle part au fond de sa librairie et en sort un autre et encore un autre.
Elle ne les vend pas vraiment, elle parle d'eux, comme je parle de mes amis.
Je lui ai dit que j'aimais les livres centrés sur les relations humaines, les rapports homme-femme. Elle a su me donner l'envie de me plonger dans plusieurs de ces histoires, et surtout elle m'a apporté ce qui me manquait dans cette journée, un peu d'éther, un peu de magie, un peu de conte, de la douceur, et finalement l'envie de rentrer vite chez moi me plonger du fond de mon canapé dans les livres que j'avais ramené.
Chez Colette, c'est au 9, rue Jacques Cœur dans le 4ème, tout proche de Bastille, et sa librairie s'appelle Librairie 1789.
Je ne saurais que le conseiller un détour par chez Colette, à toutes celles, et ceux, qui se sentent, une après midi, un peu perdus.
23 juin 2007
Au pays de la loose, il y a des murs. Définitivement.
Parfois il arrive que nous nous retrouvions face à un mur. La plupart du temps, c’est le mur de la douane du pays de la loose, puisque c’est la première chose qu’on fait en arrivant dans ce joli pays : se retrouver face à un mur.
Alors ce mur, il est un peu spécial.
D’abord il est aussi grand que peut l’être la bêtise humaine, qui en est sa fondation, puis sa charpente est définitivement faite d'indifférence, et il est bétonné avec de l’incompréhension. Il porte fièrement l’écriteau du désespoir annoncé à tous ceux qui se trouveraient en face. Le mur est couvert de peinture fraîche, toujours fraîche, de sorte que son odeur donne la nausée au voyageur perdu. Mais on s’habitue à la nausée.
Une fois adapté donc, on regarde le mur et on y voit le fameux écriteau. On se dit, que nenni, je ne suis pas désespéré, je m’en vais de ce pas lui mettre un coup de gourdin dans sa charpente. Aïe. Ben non fallait pas, car si on met un coup de gourdin, normalement le mur de la loose nous en renvois trois. Voire quatre en fonction de votre statut en loose (stagiaire, professionnel, citoyen, VIP).
Bien. Donc viens l’heure où on réfléchi... Comment passer outre cette construction diabolique, derrière laquelle, plein de trésors merveilleux nous attendent, quoiqu’on n’en soit pas tout à fait sûr... Mais voilà, voilà toute la fourberie de l’affaire, on se dit que si il y a un mur, il doit cacher de bien grandes choses. Et pourtant, c’est loin d’être le cas. Souvent on cache derrière un mur des petites choses dégoûtantes, comme de l’infortune innée, de l’incapacité à agir, de la peur, de la méchanceté ou parfois de la malhonnêteté.
Personnellement, je me confronte à un mur depuis quelques jours. J’ai pu découvrir que celui-ci, quelque soient mes feintes, se retrouve toujours devant moi. Il est là et ne semble pas avoir jusqu’à présent voulu être galant et me laisser passer, avec une révérence si possible.
Laisser tomber. Ben oui, ben oui, je sais, va bien falloir.
Mais pourtant, il semble qu’il me soit possible de franchir ce mur dans quelques jours. Ben vous savez quoi, le mur désespérant, agaçant, a perdu de sa saveur, et finalement, quoiqu’il y ait derrière je ne le ferai pas tomber. Parce que face à un mur, on s’use drôlement vite.
Avis aux amateurs, la prochaine fois que je vois un mur, je le tagge.
13 juin 2007
Grillée par un fantôme
Tiens tiens tiens..
Au pays de la loose, il y a des esprits, des fantômes.
Etant de passage en Loose pour affaire, je me suis surprise à discuter avec un esprit. Qui visiblement était là, pour répondre à la question.
Je me dois d'expliquer que ce qui m'avait amené au pays de la loose était, bien entendu, un garçon.
En effet, par des moyens complètement détournés, je devais revoir bientôt un garçon, dont je préférais taire le nom n'étant pas sûre des liens qu'avait mon entourage avec lui.
Arrivé dans le salon de la loose, une personne du fameux entourage et moi même avons la folle idée de communiquer avec l'incommunicable.
Qu'a cela ne tienne, suffisait de demander, le verre ne s'est pas rempli tout seul de Chateau Margaux, non, mais a fait des arabesques sur une feuille du papier.
Alors que nous bavassiâmes tranquillement, une question est tombée, quel est le nom de mon futur ami-câlin.
Je ne tenais pas franchement à cette question, puisque dire le nom était une prise de risque.
Et là, sûr de lui, limite arrogant, Mr L'esprit a commencé a épeler gentiment le prénom à ne pas dire.
La personne en face de moi a bien évidemment compris, on est au pays de la loose ne l'oublions pas, et sa réaction ne s'est pas faite attendre, mais, dieu merci, a été bonne.
Enfin quand même, être balancée dans ses fourberies par un esprit, y a décidément qu'en Loose que cela peut arriver.
Depuis, je ne me dis même plus dans ma tête certains prénoms, les murs ont des oreilles..
31 mai 2007
Des couleurs
Comment se fait-il que quand on quitte un endroit, on ne le retrouve pas pareil, même s'il n'a pas changé d'une miette?
Je suis revenue dans un bar que j'aime beaucoup. Ben, il était plus coloré.Si, si, du bleu, du jaune. J'avais jamais vu, a jeûn ou pas.
C'est comme, des fois, on est aveugle pendant longtemps, et d'un coup, un jour, on voit vraiment les choses telles qu'elles ont toujours été. Et les gens tel qu'ils sont.
Beaux, ou pas.
J'ai découvert qu'une amie ne l'était pas, et qu'un presque inconnu l'était. J'ai découvert que personne n'a repeint mon bar, et pourtant il est plein de couleurs gaies.
J'ai découvert que des numéros sonneraient toujours dans le vide alors que d'autres décrocheraient à chaque fois. Mince alors, j'aurais pas crû.
Comme quoi, rien ne se perds mais tout se transforme (oui je sais... c'est pas exactement ça, mais je m'arrange avec l'auteur)
Vive mes nouvelles lunettes roses grâce auxquelles j'y vois plus clair.
11 mai 2007
Retour de flamme, avis à tous les pompiers (oh oui des pompiers)
Ah (à lire avec pleins de h enthousiastes)!
Enfin (à répéter trois/quatre fois minimum) m'est revenue la flamme, le petit tourbillon de la page blanche que je regarde avec avidité en pensant à toutes les bêtises que je vais pouvoir y mettre, tout en ayant l'air intelligente, et en essayant d'y mettre un ordre, le picotement aux doigts devant mon clavier, l'envie de nouveau de m'exprimer (bor** de mer**, put***, crot**, chi**, zut (oh çui là, ça va), fichtre, damned, mangetaglace (amis bourguignons si vous me lisez), youpi, il m'aime, il m'aime plus le sal**, j'ai faim, où est mon short, c'est dégueul****, aux armes citoyens, gloss-lipsticks-MakeUpByTerry, j'ai mal au cou, philosophie ça veut dire quoi déjà, pourquoi ça n'arrive pas un peu aux autres rien qu'un peu, tais toi vilaine (je me parle là), etc etc etc = des choses encore plus intéressantes cela va sans dire.)
Voilà C'EST RE-VE-NU
J'aurais des millions de trucs à raconter..
Des trucs pas drôles (à agrémenter sauce humour noir/autodérision cela va sans dire), des trucs drôles (à minimiser au maximum car c'est souvent au dépend de l'estime que vous me portez et que je me porte) le tout pour pas cher..
Ben vous voyez, même pas je vais me relire! rien, que dalle, que tchi! Je jette ce post avec la même intensité qui me fait revenir.
Même si tout le monde est parti, ce n’est pas grave, j'irais débaucher des jeunes innocents et vendrais mon corps si nécessaire, quoique vous m’ayez drôlement manqué, ceux qui laissent des commentaires, ceux qui n’en laissent pas mais dont je connais souvent l’identité et sais qu’il me lisent, vous m’avez manqué.
Des nouvelles du front :
Depuis y a quelques mois jusqu’à maintenant, je pense que non, yé né pas changé.
- Je me casse toujours la figure sur les peaux de bananes
- J’aime toujours autant le tariquet, si possible au rallye tournelle, dit « chez tintin »
- Je veux toujours tout et tout de suite
- J’n’ai pas changé de parfum, et non, je n’ai toujours pas de douche qui délivrerait délicieusement l’Eau Dynamisante de Clarins, gratuitement (transition, notez)
- Je ne suis toujours pas riche
- Perette et Bridget hantent toujours les tréfonds de mon âme
- J’ai eu un copain, des enfants, un château, les bijoux de la reine mais je ne les ai plus (voyez, je n’ai pas changé)
- J’aime toujours les ragots même si c’est moche de ragoter
- J’attire toujours les Fâcheux, avec un grand F car je suis toujours aussi respectueuse d’autrui même s’il se fait élire (pourquoi ça fait mal quand j’écris ça hein ?)
- Je voyage donc toujours régulièrement au pays de la loose (sauf que maintenant je suis VIP)
- Je passe toujours par la case départ mais sans toucher les 10000
- J’ai toujours mon travail (oh la, terrain dangereux)
- Je lutte toujours à mort contre les idiots-méchants, ceux qui veulent notre peau, ceux qui nous regardent de travers dans le bus, ceux qui nous passent devant dans la queue pour l’UGC, ceux qui jugent mais mal, ceux qui rigolent de mes chaussures avec des coccinelles qui ouvrent leurs ailes, ceux qui nous tendent des pièges que nous, malines, nous évitons.
- Je lutte toujours pour voir mon chef comme mon chef, et rien d’autre
- Je fais toujours genre, pff l’orage même pas peur
- J’aime toujours Cali, je suis fidèle en amour (qui a rigolé ?)
- Je voudrais toujours que tous les sans-papier soient régularisés, que nous ayons tous à manger (et surtout à boire car on tient plus longtemps sans manger que sans boire, c’est bien connu)
- J’ai toujours mes amis, ils sont toujours aussi bons avec moi, drôles, compréhensifs, patients, savent recevoir autant que donner
-Je crois toujours aux belles histoires, celles d’amitiés, de cœur, celles avec de l’amour en veux-tu en voilà, (comme dans « Coup de foudre à Notting Hill » hiiiii (qui a dit « greluche » ? J’ai entendu hein !))
Je crois que je n’ai pas (trop) changé, heureusement, car c’est rassurant, et en même temps, aller, peut être je me suis même bonifiée.
CherryOnTheCake.











