17 décembre 2006
Dans la douceur de nos rêves
Ceux dont on ne peut que rêver. Ils viennent en images dans notre sommeil et nous font croire qu’ils sont réels.
Nous saisissons de bref instants de vie commune, de regards appuyés échangés, d’étreintes, de douceur, de mots si doux qu’on avait jadis entendu, on redécouvre cette voix oubliée, cette chaleur si particulière qu’on ressentait à son contact.
Ils viennent, ou reviennent, quelques instants, occuper leur place vide dans nos vies.
Ces nuits là, ils sont de nouveau impudiquement présents, nous redonnent sans compter tout cet amour dont on est si avide, qu’on aimerait encore tellement avoir.
Mais leur reflet s’en va quand le sommeil s’efface, et nous laisse abandonnés, sans espoir et en colère.
Et reste le plafond désespérément blanc, leur numéro qui n’est plus attribué.
Ces nuits là blessent le malheureux qui ne peut pas regretter cette souffrance car elle vient après de si douces retrouvailles. Il y a toujours un prix à payer paraît-il.
Et si tous les hommes vivants ou morts étaient reliés par une pensée commune et unique flottant au dessus de nos cerveaux endormis... Alors peut être serait ce vraiment une partie d’eux que nous ayons touché ces nuits là. Et si nous avions eu une parcelle d’éternité, et si, et si...
Mais nous deviendront fou d’y croire, alors je préfère fermer fort les yeux et faire semblant de n’avoir rien vu et rien entendu. En attendant de revivre un jour ces moments jadis vécu avec des personnes fabuleuses.
